David Lisnard : “Je crois à l’avenir du commerce de rue”

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Le premier magistrat de Cannes, qui pariait déjà sur le marketing territorial il y a dix ans, est l’un des rares maires à monter franchement au créneau contre l’hyperurbanisation et la multiplication des centres commerciaux. En assurant que l’avenir appartient au commerce de proximité.

Extrait d’une interview de David Lisnard, Maire de Cannes et Vice-président de l’Association des Maires de France.

Dans le contexte d’hyperurbanisation commerciale et de besoin de redynamiser le commerce de proximité, quel doit être le rôle du maire ?

Le rôle du maire est de fédérer pour donner une visibilité aux rues commerçantes, équilibrer avec le stationnement, faire du marketing territorial. Il faut comprendre qu’il est nécessaire de gagner en efficacité. Le commerçant prend des risques et doit être respecté pour cela. Les pays, les villes, les rues sont en compétition, elles doivent avoir des identités et il faut arriver à jouer collectif en matière d’animations. À Cannes, nous allons prochainement faire des annonces concernant le stationnement, nous développons le bus connecté, l’application Palm Bus permettra bientôt de recevoir des push-up [alertes] personnalisés pour annoncer les promotions des commerces de centre-ville. Les rues doivent être éditorialisées, certaines façades doivent bénéficier d’éclairages innovants, il faut travailler sur des ambiances olfactives et lumineuses. Il faut des show-rooms [espaces de présentation] en ville. Nous avons un projet avec Amazon d’ouvrir une librairie à Cannes. Je veux le meilleur de la proximité tout en étant connecté. Il faut utiliser les points forts du commerce de proximité, créer des externalités, jouer sur le tourisme et reprendre des techniques de valorisation des rues.

La tendance qui s’est dessinée lors du dernier Mapic (1) notamment, est la part belle qui va revenir au « high street retail » c’est-à-dire parier sur les commerces dans les rues emblématiques des grandes villes.

Le commerce de rue a plus d’avenir si on sait le rendre plus lisible par le numérique. Il faut savoir capter le flux de piétons, de voitures. Internet va avoir besoin du commerce de proximité. Il représente une concurrence directe mais le commerce qui apporte une diversité d’offre a un avenir. Cela peut être pour effectuer les livraisons, essayer les produits, c’est aussi pouvoir être des centres de maintenance mis en place par les enseignes présentes sur la Toile.

(1) Mapic, salon international consacré à l’implantation commerciale, piloté par Reed Midem. Il se tient à Cannes chaque année au mois de novembre. 

Lire toute l’interview sur LaTribune.fr

Source : La Tribune

Journaliste : Laurence Bottero  

Copyright Photo : DR / La Tribune

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