Créée à partir de problématiques concrètes rencontrées dans les métiers de bouche, Toporder accompagne aujourd’hui 2 500 commerçants avec ses solutions de caisse et de gestion. Dans un contexte où les commerçants doivent jongler entre production, commandes, comptabilité, gestion des stocks ou encore ressources humaines, nous avons échangé avec Mickaël Blanchard, PDG de Toporder sur l’évolution du commerce de proximité, les difficultés du quotidien et l’importance d’un accompagnement réellement humain.
Cette interview s’inscrit dans le cadre de l’opération « Dans ma boutique », lancée par Toporder et Petitscommerces pour mettre en avant les commerçants qui imaginent des solutions concrètes pour améliorer le quotidien de leurs clients.
Comment est née Toporder ?
Mickaël Blanchard : J’ai deux de mes meilleurs amis qui sont boulangers-pâtissiers. En 2018, je travaillais dans l’informatique et je me suis rendu compte avec eux qu’il y avait un vrai problème dans les métiers de bouche pendant les fortes saisonnalités : Noël, Pâques, l’Épiphanie, la Fête des Mères…
Beaucoup de commandes étaient encore gérées sur des carnets ou des bouts de papier. Les commerçants manquaient de visibilité et perdaient énormément de temps. Assez vite, j’ai compris que la caisse était l’élément central du commerce.
L’idée de Toporder est née comme ça : proposer une solution simple qui permette aux commerçants de gagner du temps, d’avoir plus de visibilité et de développer leur activité, notamment avec le click and collect.
On ne voulait pas créer juste une caisse de plus. On voulait créer un outil réellement utile aux commerçants.
Qu’est-ce qui a le plus changé chez les commerçants ces dernières années ?
Mickaël Blanchard : Jusqu’en 2020, très peu de commerçants étaient réellement intéressés par le digital, à part peut-être la restauration qui était un peu plus avancée.
Ensuite, il y a eu plusieurs prises de conscience et cela s’est accéléré depuis la guerre en Ukraine, avec la hausse des coûts de l’électricité, du gaz et des matières premières qui ont fortement impacté les marges. Les commerçants ont commencé à se demander comment améliorer leur rentabilité, comment mieux piloter leurs achats et mieux suivre leur activité.
Pendant longtemps, certains commerçants découvraient réellement leurs résultats au moment du rendez-vous avec leur comptable. Aujourd’hui, ils veulent davantage de visibilité. Ils ont besoin de statistiques, de traçabilité, de gestion des stocks, de suivi des recettes, d’outils comptables…
On voit aussi que les commerçants accordent énormément d’importance aux acteurs de confiance qui connaissent vraiment leur métier. Le commerçant cherche aujourd’hui des partenaires capables de comprendre concrètement son quotidien.
Aujourd’hui, quelles sont les principales difficultés des commerçants au quotidien ?
Mickaël Blanchard : Le commerçant doit aujourd’hui gérer bien plus que la vente. Il doit gérer la facturation, la comptabilité, les flux bancaires, les ressources humaines, les recrutements…
Dans les métiers de bouche, il y a aussi toute la partie hygiène et traçabilité : les DLC, les contrôles HACCP, les températures des frigos, la réception des marchandises… Ce sont de vraies contraintes au quotidien.
Les commerçants manquent de temps et de visibilité pour piloter correctement leur activité. Dans la mode par exemple, le besoin est de suivre précisément les stocks et les statistiques de vente.
Aujourd’hui, les commerçants cherchent surtout des outils simples, intuitifs et connectés avec leurs autres besoins : comptabilité, e-commerce, gestion des stocks…Un commerçant doit pouvoir créer rapidement son site e-commerce, connecter ses outils et centraliser simplement ses informations.
Pourquoi l’accompagnement humain reste aussi important dans un logiciel de caisse ?
Mickaël Blanchard : Parce que les commerçants ont besoin de proximité. Chez nous, c’est quelque chose de très important. Vous devez avoir de la proximité avant, pendant et après la vente.
Quand un commerçant arrive chez Toporder, on récupère toutes ses informations, son dossier, son catalogue, ses fichiers Excel… Tout est préparé et paramétré avant l’installation.
Ensuite, il y a la partie formation. Chaque client bénéficie d’au minimum deux heures de formation à distance et certains ont jusqu’à quatre heures de formation physique directement avec leurs équipes.
Après la formation, il y a aussi le suivi. Chaque client dispose d’un groupe WhatsApp avec nos équipes. Aujourd’hui, beaucoup d’acteurs proposent des standards compliqués ou des numéros surtaxés. Nous, on garde une vraie proximité. C’est quelque chose qui revient énormément dans les retours clients.
Comment la technologie et l’IA peuvent-elles vraiment aider les commerçants aujourd’hui ?
Mickaël Blanchard : Aujourd’hui, il y a énormément de possibilités autour des données et de l’IA.
Par exemple, certains commerçants utilisent déjà nos statistiques pour anticiper leurs stocks ou adapter leur production. Avec des outils comme GPT ou Claude, on peut aussi imaginer des usages très intéressants autour de l’exploitation des données de leur commerce.
Mais il faut rester très concret. Tous les commerces fonctionnent différemment. Un commerce en station de ski n’a pas les mêmes besoins qu’une boutique dans un village ou dans une grande ville.
L’objectif, ce n’est pas d’ajouter de la complexité. L’objectif, c’est de proposer des outils simples, intelligents et adaptés au quotidien des commerçants.
Quel conseil donneriez-vous aujourd’hui à un commerçant ?
Mickaël Blanchard : Je pense qu’il faut rester ouvert aux outils et à la technologie.
Aujourd’hui, les commerçants ont accès à énormément d’informations qui peuvent les aider à gagner du temps et à mieux piloter leur activité. Mais il faut surtout choisir des outils adaptés à son commerce et à sa façon de travailler. Chaque commerce est différent.
Dans notre métier, on passe beaucoup de temps à comprendre concrètement le quotidien des commerçants. Quand quelqu’un rejoint nos équipes, sa priorité est de bien comprendre les réalités terrain d’une boulangerie ou du fonctionnement d’un laboratoire par exemple.
On doit comprendre les problématiques du métier avant de parler logiciel. C’est probablement ça le plus important aujourd’hui : garder une vraie compréhension du métier de commerçant.

Aujourd’hui, Toporder compte plus de 2 400 clients et poursuit sa croissance avec une ambition claire : proposer des outils simples et un accompagnement humain pour aider les commerces de proximité à gagner du temps et mieux piloter leur activité au quotidien.
Toporder et Petitscommerces lancent ensemble l’opération « Dans ma boutique », destinée à mettre en lumière les commerçants qui font tout pour améliorer le quotidien de leurs clients : click & collect, commande par message, fidélité, livraison…
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