Les Buralistes : des commerçants et une confédération engagés pour la proximité !

Las Vegas, bar-tabac et presse, boulevard Jean de Neyman à Saint-Nazaire devanture
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Alors que la consommation de tabac diminue, les buralistes ne cessent d’innover et de se transformer. À l’image de leur confédération, qui rassemble 24 000 buralistes partout en France. Zoom sur le premier commerce de proximité de France, qui accueille chaque jour 10 millions de clients !

Un incroyable maillage territorial

Dans presque chaque ville et chaque village de France, on trouve au moins… un buraliste ! Bar-tabac, diffuseur de presse et de jeux, bistrot, brasserie, magasin multiservices, civette, relais poste… : autant de noms et d’activités couvertes par le métier de buraliste. Avec 24 000 points de vente sur tout le territoire, ouverts environ 12 heures par jour et 6 jours sur 7, les buralistes sont de loin le premier commerce de proximité de France !

Une métier unique dans le monde du commerce alors que les buralistes sont à la fois commerçants indépendants et préposés de l’administration. C’est en effet l’Etat qui leur délègue la vente du tabac dans le cadre d’un monopole. C’est pourquoi les buralistes commercialisent aussi d’autres produits réglementés comme les timbres fiscaux, les jeux de la Française des Jeux et du PMU, ou encore des produits de La Poste.

Peut-être plus que les autres commerçants, le buraliste est un entrepreneur éthique avec un rôle sociétal. Il doit s’assurer du respect des interdictions de vente aux mineurs et est bien souvent un vecteur de lien social dans une ville ou un quartier. Il pourrait bien être le commerce préféré des Français, alors que 50% d’entre nous y viennent au moins une fois par mois. À noter que 42% des clients des buralistes ne consomment pas de tabac !

Contrairement à d’autres boutiques, les buralistes sont partout, y compris à la campagne. Plus de 40% des buralistes travaillent en effet dans des petites communes de moins de 3 500 habitants. En tout, les buralistes emploient 80 000 personnes. On comprend pourquoi la Confédération des buralistes entretient une relation importante auprès des décideurs locaux.

Avec un tel maillage territorial, les buralistes peuvent compter sur 114 fédérations départementales présidées chacune par un buraliste élu par ses collègues. Accompagnement, conseil, soutien financier, expertise juridique… la Confédération accompagne les 24 000 commerçants du réseau au quotidien sur les sujets qui les concernent. 

Un fonds de transformation pour booster la profession

Pour moderniser la profession et assurer le développement commercial du premier commerce de proximité de France, la Confédération des buralistes a négocié auprès de l’État un vaste fonds de transformation. Concrètement, tous les buralistes qui souhaitent repenser et réaménager leur magasin peuvent bénéficier d’une aide à hauteur de 30% des dépenses (40% pour ceux qui bénéficient du complément de remise), plafonné à 33.000 euros.

La Confédération des buralistes a mis en place une plateforme d’accompagnement, joignable par téléphone et sur internet, qui assiste les buralistes dans leur projet à travers un parcours en sept étapes : audit, demande de devis, prévalidation de l’aide, réalisation du projet, demande d’aide, perception de l’aide, et suivi financier.

Pour être accepté, le projet doit comporter 2 points à l’extérieur du magasin, comme la fameuse carotte qui vient d’être redessinée, la devanture, le store banne et 2 points à l’intérieur comme les travaux, les meubles de présentation des produits, les caisses enregistreuses ou encore les outils digitaux !

Une communication innovante pour valoriser des “commerçants d’utilité locale”

Depuis quelques années, la Confédération des buralistes est en pole position des fédérations de commerçants qui communiquent le mieux ! Son site internet, ses réseaux sociaux et toutes ses communications sont positives, inspirantes, et surtout, mettent en avant le buraliste avant tout comme un commerçant et son “utilité locale”. Un commerçant responsable, qui fait vivre l’économie locale. Chez Petitscommerces, forcément, on adore !

En couverture de l’article : la devanture du Las Vegas à Saint-Nazaire. Retrouvez son portrait sur Petitscommerces !

Nos questions à Philippe Coy, Président de la Confédération des Buralistes

Petitscommerces : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Philippe Coy (Les Buralistes) : “Je suis depuis toujours un amoureux et passionné du commerce du commerce de proximité. Je défends le commerce de proximité au quotidien depuis plus de 30 ans. Diplômé d’un BEP et CAP de cuisine, j’ai tenu différents commerces à taille humaine, dont plusieurs bars-restaurants, une cave et je suis buraliste depuis 2000 à Lescar, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, tout près de Pau.”

Petitscommerces : Comment a commencé votre engagement en faveur du commerce de proximité ?

Philippe Coy (Les Buralistes) : “J’ai participé à la création en 2002 de la 1ère association de commerçants à Lescar, Lescar Soleil, pour relier les chefs d’entreprises locaux entre eux, les commerçants indépendants mais aussi les grandes enseignes sur la 2ème zone commerciale d’Aquitaine après Bordeaux. C’est aujourd’hui encore une association très dynamique, qui communique bien et qui génère par exemple 700 000 euros de chèques cadeaux par an !” 

Petitscommerces : Et la présidence de la confédération des Buralistes ?

Philippe Coy (Les Buralistes) : “Buraliste depuis octobre 2000, j’ai participé au projet de la coopérative des buralistes du président de la confédération de l’époque, René Le Pape, qui avait déjà en tête la transformation que nous vivons aujourd’hui, avec la diversification et la modernisation du métier de buraliste. J’ai d’abord animé la coopérative du Béarn puis j’ai présidé la fédération des buralistes de Pyrénées-Atlantiques. Par ailleurs, j’ai été élu local et vice président commerce de la CCI Nouvelle-Aquitaine. Mes expériences d’entrepreneur et d’élu, à la fois local et consulaire, m’ont permis d’accéder à la présidence de la Confédération des buralistes en 2017.”

Petitscommerces : Quelle est l’orientation de votre présidence ?

Philippe Coy (Les Buralistes) : “Pour moi, le buraliste contemporain est d’abord un entrepreneur, sans renier les origines et les atouts du métier : un maillage territorial extraordinaire, une capacité humaine reconnue et un tiers de confiance qui gère un monopole d’Etat, le tabac. Nous avons la chance unique d’avoir 10 millions de clients ! Il faut utiliser ce flux de clients comme levier de croissance. Comment ? En réorganisant l’offre, l’accueil, en redécorant esthétiquement aussi, car il faut le dire, les bureaux de tabac ont souvent beaucoup vieilli !”

Petitscommerces : Comment allez-vous aider les buralistes à s’adapter aux changements de comportement des consommateurs ?

Philippe Coy (Les Buralistes) : “Pour aider les buralistes à répondre aux codes du commerce d’aujourd’hui, nous avons lancé un vaste plan de transformation qui permet le financement à hauteur de 30% des dépenses de modernisation et de diversification. Un plan co-construit avec les buralistes après une tournée de 23 dates partout en France ! C’est par exemple à Narbonne que l’idée de la nouvelle carotte, symbole de notre profession est venue. Les nouveaux produits et services des buralistes seront aussi davantage mis en valeur : le vapotage bien-sûr mais aussi des produits régionaux, des petits cadeaux, la maroquinerie ou encore les loisirs.”

Petitscommerces : Où en est-on depuis le lancement du fonds de transformation en 2019 ?

Philippe Coy (Les Buralistes) : Ce plan de transformation est aujourd’hui un succès. Notre plateforme d’accompagnement reçoit 350 appels par mois et 4 500 buralistes (NDLR : sur 24 000 buralistes en France) sont rentrés dans la démarche. Déjà 1 600 buralistes ont finalisé leur dossier et le résultat est sans équivoque : une hausse moyenne de 20% du chiffre d’affaires, des magasins plus confortables et mieux pensés, mais aussi des retours très positifs des clients. Face à ces bons résultats, Bercy a prolongé les crédits du fonds de transformation jusqu’en 2022, pour un budget total de 100 millions d’euros.”

Petitscommerces : Dites nous en plus sur votre nouvelle signature “Commerçant d’utilité locale”.

Philippe Coy (Les Buralistes) : “Derrière les buralistes, il y a des humains et des valeurs. Souvent un couple, des salariés qui connaissent les clients et que les clients connaissent. Avec la pluralité de son offre, le buraliste, c’est le drugstore du quotidien des Français. Notre nouvelle signature “Commerçant d’utilité locale” rappelle la proximité d’un commerce non délocalisable, à valeur humaine,  mais aussi tiers de confiance, qui participe au service public local (tabac, timbres, poste, encaissement des impôts) dans tous les territoires.”

Petitscommerces : Et le numérique dans tout ça ?

Philippe Coy (Les Buralistes) : “Le numérique est au coeur du métier de buraliste depuis longtemps. Notre caisse est un véritable ordinateur qui embarque énormément de produits / services dématérialisés. En revanche, il y a vrai retard sur la visibilité et la communication sur les réseaux sociaux par exemple. Le passage au numérique des buralistes est un défi que nous souhaitons relever, notamment en faisant la promotion du chèque numérique.”

Lire aussi : 

La Confédération des buralistes lance un fonds de transformation pour moderniser le premier commerce de proximité de France

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