Le boulanger et le vendeur de bougies sauvent le pharmacien

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À Nancy, rue Raugraff, le pharmacien doit la vie à ses voisins commerçants qui se sont inquiétés lorsqu’ils ont vu les lumières de son officine allumées à une heure inhabituelle. Confirmant que le commerce de proximité va bien au-delà du simple aspect économique.

 

À Nancy, la rue Raugraff est un quartier à elle seule. Avec sa mercerie, sa chapellerie, sa boutique de lingerie, sa droguerie… Mais aussi l’emblématique Grand Sérieux, sa galerie d’art ou encore sa bijouterie. Une rue où les commerçants sont indépendants et où tous se connaissent. Si bien que chacun est familier des habitudes du voisin.

En octobre dernier, c’est ce qui a sauvé la vie du pharmacien. Aux alentours de 7 h, Fabrice Gwizdak arrive à sa boulangerie. Mais une chose l’interpelle. « J’ai vu que la lumière de la pharmacie était allumée. À cette heure, c’était inhabituel. On sait comment chacun fonctionne. Eric est l’un des premiers à ouvrir mais là, ça ne collait pas. » L’artisan patiente et une heure plus tard, rien a bougé. Il croise Christophe Robert, le gérant des Lumières du Temps. Celui-ci prend son café. « Je lui ai dit tout de suite, il y a un truc qui cloche ! Lui aussi trouvait ça bizarre. Je suis alors descendu au troisième sous-sol du parking où le pharmacien se gare. Sa voiture était là, j’ai posé mes mains sur le capot qui était froid ! On savait qu’Eric était un peu fragile, aussi, on s’est inquiétés, il y avait un souci… Eric, dans le quartier, c’est un peu notre docteur ! » poursuit le bouillant pâtissier.

Les deux commerçants traversent alors la rue, frappent à la porte de la vitrine puis sonnent à celle donnant sur le côté de la pharmacie. Pas de réponse. Ils alertent les sapeurs-pompiers. Ces derniers pénètrent dans l’officine et retrouvent Eric Jehl, qui a repris la pharmacie en 2008, allongé sur le sol, dans son bureau, inconscient. De cet épisode, le pharmacien ne se souvient quasiment de rien.

[…]

Il lui aura fallu quatre jours pour revenir à lui. Il est resté hospitalisé près de deux mois. « J’ai reçu un soutien remarquable du Conseil de l’ordre, et de son président René Paulus, et de la profession. Une remplaçante est venue après quinze jours de fermeture. » Et comment s’est passé son premier jour de reprise, quatre mois après les faits ? « J’étais content de retrouver les gens et mon travail mais la fatigue se faisait vite sentir ! Fabrice et Christophe m’ont sauvé la vie ! »

“Le commerce de proximité, ce n’est pas que du business !”

 

Pas de quoi fanfaronner pour ses deux amis commerçants. La preuve ? Les faits remontent à près de neuf mois. « De la bienveillance, de l’empathie… C’est ce qui manque dans notre société et c’est aussi ça le commerce de proximité, ce n’est pas que du business !

[…]

Lire l’intégralité de l’article sur Vosges Matin

Source : Vosges Matin

Journaliste : Yannick Vernini

Copyright Photo : Yannick Vernini

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