Chaque année, le Baromètre Cetelem dresse un état des lieux des tendances de consommation en Europe. En 2024, malgré un ralentissement de l’inflation, 87 % des Européens sont préoccupés par leur pouvoir d’achat. Face à cette contrainte, ils adoptent de nouveaux comportements : réduction de certaines dépenses, arbitrages alimentaires et recherche active de promotions.
Quelles sont les conséquences pour le commerce de proximité ? Comment s’adapter à ces nouvelles habitudes d’achat ? Décryptage des enseignements du Baromètre Cetelem 2024.
Un pouvoir d’achat sous pression, des arbitrages incontournables
📉 81 % des consommateurs recherchent activement des promotions et des prix justes.
🍽️ 83 % déclarent réduire le gaspillage alimentaire, avec une attention accrue à la gestion du budget courses.
🥦 55 % des Européens achètent moins de produits bio, mais se recentrent sur des achats essentiels.
Ces arbitrages montrent une volonté de mieux gérer son budget, mais ne signifient pas un abandon total des attentes en matière de qualité et de responsabilité.
👉 Ce que cela signifie pour les commerçants de proximité
Les consommateurs veulent optimiser leurs dépenses tout en maintenant un certain niveau de qualité. Les commerces indépendants peuvent ainsi s’adapter en :
✔️ Proposant des promotions attractives sur des produits essentiels.
✔️ Communiquant sur les bonnes pratiques anti-gaspillage (formats adaptés, paniers anti-gaspi).
✔️ Mettant en avant des alternatives accessibles aux produits bio (produits locaux, de saison, en vrac).
Une consommation plus maîtrisée, mais toujours présente
Si les arbitrages budgétaires sont de plus en plus marqués, les consommateurs continuent d’exprimer leur envie de consommer, même en étant plus attentifs à leurs choix.
📊 53% des Européens expriment toujours une envie de consommer, même en surveillant leur budget.
📉 62% des consommateurs réduisent leurs dépenses en loisirs et vacances, pour se concentrer sur l’essentiel.
👕 54% des Européens achètent moins de vêtements et de chaussures, préférant différer ces dépenses.
👉 Ce que cela signifie pour les commerces de proximité
✔️ Miser sur les produits de consommation courante à prix attractifs, qui restent prioritaires.
✔️ S’adapter aux nouvelles attentes en matière de prix en proposant des offres fidélité et des promotions ciblées.
✔️ Valoriser l’expérience client et le service, qui restent des éléments différenciants face aux grandes surfaces et au e-commerce.
Les hypermarchés en déclin, le commerce de proximité en plein essor
Les grandes surfaces traditionnelles connaissent une remise en question de leur modèle économique. Philippe Palazzi, directeur général du groupe Casino, a récemment déclaré :
🗣️ “Les hypermarchés ne fonctionnent plus”, expliquant ainsi le recentrage stratégique du groupe vers le commerce de proximité.
Cette évolution témoigne d’un changement profond des habitudes de consommation, où les clients privilégient :
🛍️ Des achats plus fréquents et de moindre volume, plutôt que de gros paniers en hypermarché.
🏪 Les commerces de quartier, plus pratiques et mieux adaptés aux besoins du quotidien.
🙋🏻♀️ Une expérience client plus personnalisée, avec plus de services et de conseils.
👉 Ce que cela signifie pour les commerçants locaux
✔️ Le modèle des grandes surfaces n’est plus dominant : le commerce de proximité a une place à prendre.
✔️ La praticité devient un critère clé : miser sur la flexibilité des horaires et les services additionnels.
✔️ Les consommateurs recherchent une offre adaptée à leur quotidien : valoriser les produits locaux et essentiels.
Une consommation plus réfléchie, une opportunité pour le commerce local
Le commerce de proximité a un rôle clé à jouer dans les nouveaux modes de consommation. La quête de sens, la recherche de qualité et la volonté de soutenir l’économie locale sont des leviers puissants que les commerçants peuvent actionner pour se démarquer.
L’heure est venue de valoriser ce qui fait la force des petits commerces : la proximité, le service et l’authenticité !